la candidate mystère de koh lanta 9 Palau témoigne
- Mercredi 14 avril 2010
- Publie dansActualités . Interviews
- Par rose
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Si vous avez bonne mémoire, le début de l’aventure koh lanta 9 Palau avait démarré avec 18 candidats, dont 2 avaient été éliminé très (trop) rapidement : voici aujourd’hui l’interview de cette candidate mystère traumatisée :
source : http://www.lindependant.com/articles/2010-04-14/a-63-ans-l-ex-candidate-raconte-j-ai-ete-demolie-par-koh-lanta-163359.php
Joëlle, institutrice et intervenante en sport à la retraite, domiciliée à Pollestres, avait été sélectionnée pour l’édition 2009 du jeu de télé-réalité. Une aventure qui a tourné à »l’enfer » et dont elle peut à peine commencer à témoigner aujourd’hui.
U n an après, Joëlle Bourlier ne peut toujours p as raconter son histoire à ses petits-enfants. A peine trouve-t-elle aujourd’hui la force et le courage, pour que son témoignage serve aux autres, de lutter contre les larmes qui la submergent encore. A la seule évocation de son expérience l’an passé du jeu de télé-réalité « Koh-Lanta 2009″. « Un simulacre de participation », affirme-t-elle à l’heure où l’édition des héros reprend du service sur le petit écran, un « traquenard », pire « un enfer » dont elle est revenue avec le sentiment amer d’avoir été « trompée, humiliée, déconsidérée ». En un mot : « démolie ». Au point d’avoir pensé à commettre l’irrémédiable du haut du 4 e étage.
Portrait de Joëlle Bourlier
Elle ne manquait ni du mental, ni du physique. A 63 ans, 3 enfants, 8 petits-enfants, une silhouette sportive et élancée, cette institutrice et intervenante en sport à la retraite domiciliée à Pollestres, a baroudé, vivant pendant des années en Afrique avec son mari, lui aussi enseignant puis proviseur et s’investissant toujours dans l’humanitaire à caractère éducatif. Alors, quand sa famille lui a lancé : « tu peux le faire ! » elle s’est logiquement dit : « pourquoi pas ? » « Et je me suis inscrite. J’ai écrit un topo sur moi et j’ai été prise de suite. De là, sur trois mois, j’ai passé 2 castings à Paris, un autre chez un médecin et un test de natation. On vous pose des questions sur vous. Vous devez tenir, répondre, répéter, même sur les moments les plus durs de votre vie. Après, ils m’ont téléphoné maintes fois, m’ont martelé que j’allais y arriver. Que j’étais favorite même. J’étais à fond, conditionnée. Puis, une équipe est venue trois jours à Pollestres pour me filmer au milieu de ma famille. Enfin, aux environs du 20 février, on m’a écrit que j’étais sélectionnée parmi cent mille candidats au départ. J’ai reçu le règlement 10 jours avant et il y avait écrit que l’on était environ 16 candidats comme pour toutes les autres éditions de Koh Lanta des anonymes.
Un début d’aventure calamiteux
Ce n’est que sur place que j’ai découvert que l’on était 18. Ils savaient déjà qu’ils allaient en mettre deux dehors. Et me voilà emmenée à Palau aux Philippines où j’ai vite déchanté… » « Une nuit entière sur un bateau en pleine tempête ». « Parqués à l’avant du bateau ». « Des candidats malades qui se marchaient dessus pour vomir par-dessus bord »… » Il y a eu une vraie prise de risque », raconte encore Joëlle Bourlier. « Pour moi, ils n’ont pas géré et on a subi. Mais j’ai résisté, j’ai eu la chance de ne pas être blessée. Et le jeu n’avait pas encore commencé… »
« L’effondrement » Les candidats échouent alors au petit matin sur une île perdue pour construire un radeau. Là encore, le temps est contre eux. Les conditions pénibles. Ils n’y parviennent pas. Sont embarqués sur une barge et conduits vers une autre île où les attend un parcours du combattant. « Sans avoir mangé depuis 24 heures. » L a règle : le dernier homme et la dernière femme arrivés sont éliminés. Joëlle Bourlier et un candidat de 25 ans sont ceux-là. » J’étais en larmes. Epuisée. Vous imaginez. L’effondrement.Toute cette préparation de 5 mois. Ma famille derrière moi. Mon objectif n’était pas de gagner mais d’être éliminée à la régulière après la répartition des couleurs au moins. J’ai été exclue avant que le jeu ne débute. C’est le non vécu que je n’accepte pas ».
Des conditions de retour très dures
Suivront deux nuits d’isolement sur l’île des éliminés (« la clinique »), le retour sur l’île pour une nouvelle épreuve avec l’espoir de remplacer une candidate blessée, le deuxième échec en deux jours pour Joëlle (« ils n’ont pas respecté la parité« ), puis deux nuits dans un hôtel seule avec une responsa ble de casting et le voyage vers l’Europe « pendant 12 heures sur un siège non inclinable, à côté des toilettes, sans avoir ni dormi ni quasiment mangé pendant une semaine. » « C’est inhumain » » J’ai été sacrifiée. On m’a manipulée. Des conditions comme ça pour le Koh Lanta des héros d’accord, Fear Factor aussi, mais pas pour le Koh Lanta des anonymes. J’étais inconsolable.
Pourquoi elle témoigne maintenant
Quand je suis rentrée à Pollestres, je ne pouvais pas expliquer à mes proches, c’était trop dur et je crois que je n’en parlerai vraiment jamais. C’est destructeur. Inhumain. On ne sélectionne pas quelqu’un de mon âge pour le briser avant qu’il n’ait rien pu prouver. Je voudrais simplement dire à d’autres de mon âge ou plus jeunes de rester lucides, de ne pas rentrer dans leur système. C’est pour cela que je témoigne. Pour faire changer les choses. Et je crois que j’ai déjà permis de faire un peu évoluer les choses. » Joëlle Bourlier aura du moins gagné un combat. Que son image ne soit jamais diffusée à l’écran. « J’ai dû lutter pendant 5 mois. Mais ils n’ont pas réalisé ce que j’avais enduré. J’ai reçu un mail disant que j’avais été une candidate valeureuse qui n’avait pas eu de chance. Il n’y avait aucune considération. » La société ALP (Adventure line productions) lui a finalement accordé cette victoire et, jointe hier par nos soins, ses services affirmaient simplement. « Nous resterons dans cette même logique de respect ».


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